La Bataille de Calth


Détails :

Auteur : Dan Abnett

Catégorie : L’Hérésie d’Horus

Nombre de  pages : 460

Traduction : Julien Drouet

Paru en VF en Décembre 2012 chez Black Library / Paru en VO en Février 2012

Sur le reclusiam : critique de Priad

Mon avis :  

Ignorant de la trahison de son frère, Roboute Guilliman obéit aux ordres cryptiques du Maître de Guerre et retourne vers Ultramar afin de rassembler sa légion et d’affronter les orks massés près du système de Veridian. Sans crier gare, leurs alliés supposés de la légion des Word Bearers lancent une attaque dévastatrice sur Calth, dispersant la flotte Ultramarine et massacrant tous ceux qui se dressent contre eux. Ces actions confirment le pire scénario que Guilliman puisse imaginer : Lorgar cherche à mettre un terme leur ancienne querelle de façon définitive. À l’heure où les traîtres invoquent d’immondes hordes démoniaques et font appel aux forces du Chaos, les Ultramarines sont entraînés dans une lutte amère et meurtrière dont aucun des deux camps ne peut sortir vainqueur.

Grands oubliés de l’Hérésie, les Ultramarines font enfin leur apparition… et s’en prennent plein la tête. L’introduction annonce que ce qui suit est une sorte de rapport de bataille, ce qui justifie l’emploi du présent dans l’écriture. Je ne suis pas tout à fait d’accord. Mon impression est qu’on se retrouve spectateur de l’histoire, non pas comme si on la voyait sur un écran, mais plutôt comme si on y était immergé. Et quelle histoire !!! Tant sur le fond que sur la forme, c’est brillant ! D. Abnett a prouvé plusieurs fois qu’il aimait écrire en donnant une teinte particulière à ses romans (guerre de tranchée type 14/18 ou bataille aérienne type 39/45 dans certains des Fantômes de Gaunt, par exemple), ici l’on est typiquement dans un film catastrophe hollywoodien ! Ce genre de film n’est à priori pas ma tasse de thé, mais le changement de point de vue, tel un changement de caméra, appuyé par un horodatage qui décroit lentement jusqu’à l’instant fatidique fait monter la tension dramatique, et c’est excellemment bien exécuté.

L’histoire en elle-même en apprend beaucoup à ceux (comme moi) qui connaissent surtout le fluff à travers les romans. Il permet de remettre en perspective un certain nombre de choses (notamment sur la situation de Calth au 41ème millénaire). C’est aussi l’occasion de suivre de près l’un des plus grands Primarques et de voir son point de vue sur les évènements passés (en particulier Monarchia et l’humiliation des Word Bearers). Même si la trahison des Word Bearers est un coup de poignard dans le dos de la XIIIème Légion, il est intéressant de voir des Word Bearers « honnêtes » sur leurs sentiments vis à vis des Ultramarines tout en semant les graines du doute dans les coeurs de leurs adversaires, en affirmant ce qui n’est que supposition, par exemple…

Dans la perspective de la Grande Croisade, ce roman n’apporte bien sûr pas grand chose : le royaume d’Ultramar est à l’opposée de la localisation du conflit, et après ce coup porté par les Word Bearers, il va leur falloir du temps pour se reconstruire. Il y est quand même intimement lié : même si Guilliman est désormais au courant de la trahison d’Horus, on sait d’ores et déjà qu’ils ne participeront pas à la Bataille pour Terra. Qu’il détruise ou pas les Ultramarines, Lorgar est donc gagnant.

On pourrait reprocher à Abnett que, comme souvent, il met tout un roman à pourrir une situation pour la faire se rétablir dans les 10 dernières pages (en exagérant, évidement). Et c’est un peu ce schéma là qui se trame. Pour autant, ce roman est excellent, l’écriture est fluide, même pendant les scènes de baston. Les personnages sont nombreux mais bien marqués, que ce soit par leur personnalité ou par leur environnement, ce qui n’est pas un mince exploit vu la taille du Dramatis Personae… Et ce n’est pas tous les jours que l’on a  la chance de suivre Guilliman en action (même si Abnett a le bon goût de ne pas trop le mettre en avant).

Et parce que certains passages n’auraient aucun intérêt autrement, il y aura forcément une suite à ce roman…

En conclusion, bien que pas indispensable à la compréhension de l’Hérésie, ce livre est à lire absolument !!!

On en parle aussi sur Vox Ludi et sur le Black Librarium.


One response to “La Bataille de Calth

  • Leonim13

    Il y a des éléments qui me fascinent dans ce roman et qui apparaissent ci et là dans les autres, au-delà de la « simple » bataille de Calth en elle-même, ce sont les préparatifs et les manigances d’Erebus, en l’occurrence le rituel qu’il termine juste à l’issue de la bataille…
    Enfin, autant Guilliman est présenté comme un primarque posé, réfléchi, analytique au possible, autant, quand il est énervé, il est un mastodonte de guerre, et c’est tellement rare de le voir dans cet état😉

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