L’Ange Exterminatus


Détails :

Auteur : Graham McNeill

Catégorie : L’Hérésie d’Horus

Nombre de  pages : 416

Traduction : Julien Drouet

Paru en VF en Novembre 2013 chez Black Library / Paru en VO en Octobre 2012

Sur le reclusiam : critique de Priad

Mon avis :  

Perturabo est le maître incontesté des techniques de siège et l’exécuteur d’Olympia. Pendant longtemps, il a vécu dans l’ombre de ses frères primarques, et a subi l’humiliation de devoir accomplir des tâches sans gloire. Lorsque Fulgrim lui offre l’opportunité de mener une expédition à la recherche d’une ancienne technologie xenos, il mène ses Iron Warriors aux côtés des Emperor’s Chidren de son frère doit au coeur d’un système qui hante ses rêves depuis trop longtemps. Pourchassés par des survivants du massacre de Istvaan V et des revenants d’un monde eldar mort depuis des siècles, ils devront allier leurs forces et oublier leurs différents s’ils veulent libérer le pouvoir de l’Ange Exterminatus.

L’Ange Exterminatus, une arme capable de détruire des mondes et achever glorieusement et rapidement la rebellion d’Horus. Voilà ce que Fulgrim, primarque des Emperor’s Children, promet à son frère Perturabo, primarque des Iron Warriors. Mais ce dernier perçoit les non-dits derrière le beau discours et, s’il accepte de l’aider, n’en reste pas moins extrêmement prudent, d’autant plus que les Emperor’s Children ne cachent plus leurs excès…

On est pas loin du casting hollywoodien puisqu’une fois n’est pas coutume, les deux primarques (et en particulier Perturabo) sont véritablement au cœur des événements vécus. On se rend compte de la formidable intelligence et du grand sens de l’honneur de Perturabo, ce qui est paradoxalement une des faiblesses (si ce n’est LA faiblesse) du roman : à son comportement et ses réactions, on ne comprend pas vraiment qu’il ait fait le choix de la trahison. Tout tendrait à le placer comme un frère distant mais loyal à l’Empereur. Mais ce n’est pas le seul dont on a un aperçu de la psychologie : il y a bien sûr les autres Iron Warriors, à commencer par les membres du triarque (le conseil restreint du primarque), qui réagissent différemment à ce qu’ils vont vivre, mais également les Iron Hands, la force d’opposition en déroute depuis Istvaan, qui doit composer avec la mort de Ferrus Manus…

Par ailleurs, McNeill profite de ce roman pour placer quelques connaissances, que ce soit Sharrowkyn et Wayland de Kryptos, qui sont des personnages de premier ordre dans ce récit, ou de simples clins d’oeils comme C. Grendel de la saga Ventris Il distille aussi des références à ses propres romans (Déluge d’acier) ou aux autres romans de la série de l’Hérésie (Délivrance Perdue). On retrouve bien évidement tous les classiques des Emperors Children, depuis Lucius (qui est vraiment à part dans cette légion, presque le plus « normal ») jusqu’au détestable apothicaire F. Bile…

Le tout est extrêmement bien ficelé, et McNeill s’offre le luxe de répondre à certaines interrogations tout en laissant place à de nouvelles (dans la perspective où l’on ne lit que les romans). Dans une série centrée sur les Iron Warriors, certaines d’entre elles (sur la relation entre capitaines et la conséquence de leurs actes) appelleraient une suite immédiate, car dans le cadre de l’Hérésie, elles laissent un goût d’inachevé, n’étant pas au coeur de la série…

Par ailleurs, et ça faisait longtemps, c’est un véritable bond dans les événements de l’Hérésie.

On en parle aussi sur Vox Ludi et sur le Black Librarium.


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