L’Appel de la Tempête


Détails :

Auteur : Chris Wraight

Catégorie : Space Wolves

Nombre de  pages : 370

Traduction : Sebastien Delmas

Paru en VF en Février 2015 chez Black Library / Paru en VO en Septembre 2014

Sur le Reclusiam : critique de Priad

Mon avis :

Des renforts arrivent dans un conflit qui échappe à tout contrôle, sous la conduite du légendaire Rune Priest Njal Stormcaller, dont la maîtrise des éléments va se mesurer à l’art du Warp des laquais de Nurgle.

Suite directe du Sang d’Asaheim, l’Appel de la Tempête est un roman plein de surprises, dans tous les sens du terme. La première d’entre-elles est le titre français du livre. Plutôt que de garder « Stormcaller », qui fait référence à un personnage important (je ne dirais pas principal) du roman et des Spaces Wolves, « l’Appel de la Tempête » lui a été préféré. Bon, pourquoi pas.
Le roman commence non sans rappeler la première série sur les Space Wolves et aborde l’air de rien la sélection de nouvelles recrues pour le chapitre. C’est suffisamment rare (même si dans le cas des Space Wolves, déjà abordé) pour ne pas être appréciable. Simple prologue, ce passage laisse rapidement place au roman proprement dit, qui recommence là où le précédent se terminait : le siège de Hjec Aleja sur le monde-sanctuaire de Ras Shakeh, la résistance d’une poignée de Space Wolves et d’un bataillon de Soeurs de Bataille, et l’armée de la Peste qui s’apprête à lancer un ultime assaut contre les remparts… Mais alors que tous s’attendent à livrer leur dernier carré, échaffaudant leurs plans et espérant l’arrivée d’autres Space Wolves, c’est un autre allié qui va de prime abord montrer son visage… Et l’équilibre de toutes choses va alors basculer…

C. Wraight a su renverser la dynamique du précédent volume, sortir les protagonistes du sentiment d’isolement qui prévalait dans le précédent livre. C’est plutôt bien fait, dynamique, où chacun des Space Wolves sait prendre sa place (ou presque), même si – comme dans le premier roman – les principaux personnages sont Gunnlaugur et Ingvar. A l’inverse, et c’est une déception (du moins personnelle), les Soeurs de Bataille sont clairement en retrait. Seule Soeur Callia parvient à tirer son épingle du jeu, mais de manière beaucoup trop brève. En comparaison de leur omniprésence dans le précédent roman (auquel on est forcé de faire référence), c’est à mon sens dommageable.

Autre élément important qui apporte son lot de satisfaction : Njal Stormcaller lui-même. Véritable légende du chapitre, il transpire l’autorité et la puissance, inspirant le respect de ses frères de bataille et du lecteur. On pourrait certes reprocher sa présence par à-coups, mais je pense qu’une omniprésence aurait éclipsé le reste des intrigues et des personnages. La série est centrée sur le groupe de Gunnlaugur, après tout. Sa présence amène un questionnement pertinent sur la nature même des pouvoirs des Prêtres des Runes, la version « Space Wolf » des psykers, que le chapitre abhorre et dont il se targue ne de pas en posséder dans ses rangs.

Bien que la fin soit un peu convenue et annonce clairement la présence d’un troisième livre (pas tellement surprenant, mais un peu téléphoné, ou plutôt « voxé » si on veut rester dans l’ambiance), l’impression générale qu’il me laisse est meilleure que celle de son prédécesseur (qui était déjà bonne). Pour rappel, je trouvais que le roman ressemblait à la novelisation d’un encart de codex avec quelques éléments justifiant une trame générale. Ce n’est plus du tout le cas ici, et là où le précédent se suffisait à lui-même, l’Appel de la Tempête est une véritable rampe de lancement vers quête entreprise par Gunnlaugur et sa meute qui, de simple prétexte, devient un élément clef de l’histoire.

Tout n’est évidemment pas parfait, à commencer par le personnage du Cardinal, dont les intentions sont cernables dès les premières lignes de son apparition. A sa décharge, il permet tout de même de mettre en scène les relations souvent tendues entre les Space Marines et les représentants non combattants (cad hors Soeurs de Bataille) de l’Ecclésiarchie.

Au final, c’est une suite à lire absolument si on a aimé le Sang d’Asaheim, d’une part parce que c’est la suite directe, et d’autre part parce que c’est bien !


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